Le précautionneux principe du présumé coupable

(Ouuuh !! La belle allitération !)

Ces derniers temps, j’ai vu circuler 2 pétitions que tout oppose (ou presque) : l’une concerne la pêche de fond qui ravage les sols marins et qui est subventionnée par nos dirigeants (sans quoi elle ne serait pas rentable), la seconde concerne la suppression de la couleur (tout un symbole) dans les tatouages par un excès de zèle de nos dirigeants au nom du principe de précaution. Ils souhaitent étendre l’arrêté du 6 Février 2001 (modifié une paire de fois depuis) qui concerne les cosmétiques alors que personne ne leur a rien demandé (j’entends par là l’Europe). Et d’étendre ainsi les tatouages aux rang de cosmétiques. Apparemment, le principe de précaution ne s’applique pas à tout… Et surtout pas à tous !

La dangereuse avancée du « Présumé Coupable »…

Manifestement, il n’y a pas besoin d’être membre d’un parti des extrêmes pour s’assoir sur la démocratie et la justice ces temps-ci. Entre le bijoutier qui décide de faire son procès immédiatement et seul et que tant de monde soutient, le ministre qui salue le travail de la police pour arrêter un « présumé coupable » (Dans ton cul l’Habeas Corpus), les roms qui, rien qu’en se basant sur leur mode de vie ou leur origine ethnique, sont forcément tous (c’est ce petit mot qui gêne) des délinquants… Le principe du « Présumé Coupable » est partout !

Lorsque qu’on l’applique à la santé publique, ou à l’environnement, on se retrouve à interdire tout et n’importe quoi, à acheter des vaccins pour toute la population pour des maladies moins dangereuses qu’un banale grippe saisonnière (les labos vous remercient), ou encore à interdire les couleurs des tatouages (les dermatos vous remercient)…

…Au détriment du principe de précaution (le vrai).

Et c’est là que se situe la différence avec le principe de précaution dont on peut reprendre une des définitions (vu sur Wikipédia) : « Le principe de précaution « consiste essentiellement à responsabiliser l’individu au défaut d’anticiper et de prévenir des risques qui restent impossibles à vérifier dans le présent, mais dont la réalisation future est susceptible d’entraîner un préjudice sérieux et généralisé » . « 

Préjudice sérieux et généralisé, impossibles à vérifier, responsabiliser à défaut de prévenir… Est-ce que dans le cas des colorants pour les tatouages, nous sommes dans le cas d’un préjudice sérieux et généralisé ? Le tatouage de couleur n’est pas une nouveauté et il n’y a absolument aucune corrélation entre les cancers et les tatouages, il n’y a pas non plus sauf très rares cas d’allergies déclarées. Et en cas de doute, il est possible de faire une étude, hein…

Par contre, il y a un lobby médical des dermatologues derrière tout ça. Apparemment, il semblerait que le lobby des dermatos aurait préféré rendre obligatoire la consultation médicale avant le tatouage. C’est un marché porteur le tatouage vous comprenez, ma bonne dame… Mais le gouvernement a décidément des problèmes de communication, et il a tout interdit !

Bref, nous sommes au delà du principe de précaution. Mais dans le principe du présumé coupable (il y a toujours un intérêt derrière un bouc-émissaire).

Les dangers du principe du présumé coupable pour l’avenir

Prendre des risques fait partie de la nature humaine. C’est tout ce qui lui a permis de survivre alors que la nature ne l’a doté de rien niveau physique… Chez tout être normalement constitué la prise de risque est mesurée : Bénéfice potentiel / Coût Potentiel pour soi et/ou pour le reste du monde. Imaginons par exemple que la loi Barnier; inscrite dans notre Constitution en 2005 (et ça c’est très très grave) via la Charte de l’environnement, aitait existé lors de la découverte du feu… Le feu peut potentiellement brûler l’être humain, mais aussi son habitat, voir absolument tout ce qui l’entoure… Donc le feu doit être interdit. Idem pour l’électricité, les rayons X, mais encore pour toute découverte importante et potentiellement risquée… On ne fait pas le calcul tout bête et hop ! L’humain disparait en pleine période glaciaire car il se gèle les miches. Et on en parle plus !

Car oui, malgré toutes les tentatives absurdes de tout contrôler : Vivre tue… (au propre comme au figuré !)

Voyons plus loin : au-delà d’innovations majeures que d’autres pays se chargerons de trouver et commercialiser à notre place en nous enfonçant la tête dans le Tiers-Monde, imaginons un peu le principe du présumé coupable appliqué à un enfant… Vous voyez où je veux en venir ? Il y a déjà des logiciels de prévision des risques de la délinquance, avec la bonne dose d’arbitraire déjà présente, on pourrait mettre en prison n’importe quel enfant sous prétexte que… Après tout, les faits, on s’en branle ! On appelle cela le totalitarisme. Les graines sont là, bien plantées… Nos ministres et ex-président arrosent régulièrement. Imaginez si quelqu’un de mal intentionné arrivait au pouvoir pour la récolte. On serait pas tous marrons du coup ? Et autant dire que ce ne serait pas la bonne couleur ! (décidément !)

Les dangers du principe du présumé coupable dès maintenant

Là où c’est plus gênant immédiatement, c’est l’écart de traitement dans l’application de ce fameux « principe de précaution » : sur quel critère se basent nos dirigeant pour l’appliquer sur les tatouages où le risque n’est pas avéré, plutôt que sur les fonds marins où le risque est énorme et avéré pour la nature (et donc notre avenir) ? Je ne parle pas du nucléaire… A vue de nez, ce n’est pas l’importance du risque donc, ni le danger sérieux et généralisé… Donc on en déduit quoi ? Ben que c’est la taille du lobby qui sort le chèquier derrière qui compte. Car oui, appliquer le principe de précaution (version présumé coupable) permet de défendre de manière parfaitement arbitraire les lobbies qui ont le bras long et le portefeuille le plus rempli. Tout le monde n’est pas incorruptible que voulez-vous !

En définitive, le principe de précaution n’est pas négatif en soi s’il est appliqué dans sa définition neutre et ouverte d’esprit, mais il comporte en lui l’arbitraire de la décision et doit donc compter sur la bienveillance de la classe politique envers la liberté de son peuple pour être appliqué de manière éclairée (les Lumières tout ça tout ça). Or, il ne semble plus s’agir aujourd’hui que de tout contrôler ou de faire du fric sur le dos du plus grand nombre rendant notre bel État complétement silencieux et amorphe. Or le plus grand nombre, ben c’est lui qui innove et génère des revenus.

Le fait d’avoir intégré l’arbitraire à la Constitution est probablement le plus grand risque que notre État ait eu à affronter depuis longtemps. Et le risque vient de l’intérieur cette fois.

PS : L’État ce n’est pas la classe politique. L’État Français, c’est nous ! 

PPS : Si vous voyez des inexactitudes, dites le. Si vous êtes un troll, faites nous rire. #unleashthetroll

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